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Société de la Saskatchewan
Société historique de la Saskatchewan

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Bienvenue dans la Musée Virtuel Francophone de la Saskatchewan. Ce site web est une création de la Société historique de la Saskatchewan.

Vous y trouverez des informations sur une plusieurs sujets, personnages et lieux de la francophonie en Saskatchewan. Et ne manquez pas l'occasion de consultez les archives de la Revue historique.

Adélard Roy

Le journal Le Patriote de l'Ouest fut publié à Prince Albert jusqu'en 1941, alors qu'il fusionna avec La Liberté de Saint-Boniface pour devenir La Liberté et le Patriote. Le journal devait compter sur les contributions de correspondants réguliers ou occasionnels pour remplir les colonnes réservées aux événements plus ou moins importants – y compris les potins, les allées et venues et la chronique mondaine – survenus dans les différents villages et bourgs de langue française. Le décès des pionniers était habituellement signalé par une très brève notice nécrologique. Néanmoins, dans plusieurs cas, le défunt ou la défunte jouissait d'une telle estime dans sa communauté qu'on lui consacrait plusieurs colonnes.

Regina - Première tentative de fonder une paroisse française

Les plus anciens documents trouves aux archives de l'Archevêché de Regina, relativement à la fondation d'une paroisse de langue française à Regina remontent à 1929. Une lettre daté du 20 juillet de cette année, adressée par le père J. MAGNAN O.M.I., Provincial des Oblats, à S. Exc. Mgr MATHIEU, demandait à ce dernier l'autorisation pour les Oblats d'éta-blir à Regina «une simple maison de missionnai-res, et leur donner en même temps l'assurance qu'ils seront chargés d'organiser une paroisse française à Regina, dès que la chose vous paraîtra possible» Un autre passage de cette lettre permet de conclure qu'il s'agissait assurément d'un rappel adressé à l'Archevêque, de démarches précédentes déjà faites en ce sens. Une semaine plus tard, soit le 26 juillet 1929, Mgr MATHIEU répondait au père MAGNAN une lettre par laquelle il accédait à la demande des Oblats en ces termes: «...c'est avec le plus grand plaisir que Nous nous rendons à votre désir, et permettons l'établissement canonique d'une résidence à Regina pour les Pères Oblats de votre Province. Nous irons même plus loin. Bien souvent, Nous avons songé à organiser, à Regina, une paroisse qui grouperait Nos catholiques de langue française. Jusqu'ici, ils ont été desservis par le clergé de Notre Cathédrale, et à Notre Cathédrale même qu'ils partageaient avec Nos catholiques de langue anglaise, bien qu'en petite minorité. Mais leur nombre a augmenté tous les ans et le temps n'est pas loin; il Nous semble, où il faudra leur donner un clocher à eux tout comme a ceux des autres groupes ethniques. Nous ne pouvons mieux faire, il Nous semble, et c'est bien Notre intention de confier alors aux Pères de votre Province la garde de cette partie de Notre troupeau. Nous voulons donc espérer que lorsque vous aurez, installé définitivement Vos Père à Regina qu'ils voudront bien, quand le temps sera venu, se charger du bien spirituel de la population française de la capitale de la Saskatchewan.

Ils nous rendront ainsi un grand service pour lequel, comme pour tous les immenses services qu'ils Nous ont rendus et Nous rendent encore, Nous leur garderons une éternelle reconnaissance.»

Un secret

La raison pour laquelle les Canadiens ne sont pas venus dans l'Ouest n'est pas celle qu'on invoque: le manque d'appel à nos compatriotes, comme le prétendait La Presse de Montréal dans son numéro du 22 mars. La vraie raison du petit nombre de Canadiens dans l'Ouest – nous le disons tout bas – c'est que le clergé, les laïques influents et les journaux ont, en général, détourné nos compatriotes et les ont encouragés à aller plutôt sur des terres rocheuses au Nord ou même aux États-Unis. Le peuple saura plus tard à qui il faut adresser des reproches amers. Des milliers des nôtres occuperaient en ce moment des terres fertiles et seraient installés en grands seigneurs si on leur avait dit un mot d'encouragement dans Québec, ou même si on le leur avait pas dit: « N'y allez pas; c'est trop loin et ce n'est pas si bon qu'on le dit. »


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